Webcast, ma petite recette

Hier soir, j’aurais du me rendre sur Rennes à l’occasion des cinq ans du Mastère SSI co-délivré par l’ENST-Bretagne et Supélec. Les anciens s’y retrouvaient pour féter cet évènement.

J’ai tenté une petite expérience, en me rendand virtuellement sur place, à l’aide d’un webcast. Comme c’est mon premier essai je suis certain que j’aurai pu mieux faire, mais au moins j’ai acquis quelques notions… Voici donc la recette et les outils qui m’ont servi.

Faitez chauffer un PC à feu doux, et rajoutez-y un oeil magique.  Saupoudrez de drivers récents, et mélangez.

 La webcam : J’ai une “Webcam Logitech deluxe for notebooks”. Comme tous les accesssoires Logitech, le matériel est plus que correct, mais les drivers… nécessitent presque un second disque dur ! Comptez 30Mo de drivers pour faire marcher une simple webcam, c’est le minimum. De plus, j’ai du procéder à une mise à jour de ces derniers (entendez par là : retélécharger 30Mo de drivers récents, car la version que je possédais plantait tout simplement dès lors que je tentais une acquisition vidéo… plutôt moyen !). Bon, à la décharge de Logitech, leurs drivers ont toutes sortes d’options bien sympathiques telles que le suivi de visage, la détection de mouvements ou la correction des couleurs, ce qui peut expliquer la lourdeur de l’application.

Parlez à l’oeil qui vous regarde, en faisant attention à ne pas le lâcher du regard. L’oeil magique requiert toute votre attention, et n’aime pas que l’on regarde ailleurs, même si il va tenter de vous lancer des sorts pour vous intimider.

Toute la difficulté est de regarder l’objectif de manière naturelle, en permanence, et sans perdre le fil de ce que l’on veut dire. Le plus pratique est de préparer un petit texte à l’avance, mais il est difficile de lire tout en gardant les yeux fixés sur la webcam. Il faut jeter de rapides coups d’oeil sur le texte, mais rester le plus longtemps possible avec les yeux rivés sur l’objectif.

L’oeil magique qui vous a regardé et écouté a préparé un résultat de vos incantations. Mettez-le de côté et observez-le afin d’y déceler les subtilités.

Il faur revoir le film et éventuellement le refaire sil il y a trop de défauts. Ceux-ci peuvent être d’ordre visuel (couleurs, netteté, mauvais cadrage ou le mode de suivi du visage qui fait n’importe quoi) ou sonore (volume inadapté, etc.). Dans mon cas, j’avais deux soucis sonores : un bourdonnement de fond et le volume trop faible. Je suis donc passé à l’étape suivante : la retouche.

Séparez délicatement le blanc du jaune à l’aide d’une épuisette, mettez le jaune de côté dans un récipient, et faites chauffer à feu très doux le blanc pour enlever les impuretés. Passez au tamis pour filtrer et mettez dans un récipient à part, au frais.

J’ai acheté il y a quelques temps un logiciel de traitement audio qui s’appelle Goldwave. Je ne regrette pas, il est vraiment très bien. Un drag-n-drop du fichier vidéo brut (format .wmv) lui permet d’extraire la partie son, et en quelques clics je réduis le bruit de fond à l’aide d’un filtrage, puis augmente le volume à l’aide du compresseur-limiteur incorporé. Sauvegarde au format .wav comme il se doit, pour plus tard.

Prenez le jaune et passez-le à la moulinette,

Quelques outils sont ici utiles. Il faut tout d’abord récupérer le fichier vidéo brut, le convertir pour le passer au format “.avi”, car il est au format “.wmv” et les outils que je propose ne savent pas traiter directement ce format. Pour cela, j’utilise mon premier couteau suisse vidéo : un super convertisseur de formats freeware, qui sait à peu près tout convertir vers tout… Ce n’est pas pour rien si il s’appelle SUPER ! Un drag-n-drop du fichier wmv, je précise que je veux en sortie du Mpeg4 pour la vidéo, du mp3 pour le son, le tout encapsulé au format .avi. 30 secondes plus tard j’ai mon nouveau fichier.

puis enlevez les nervures à l’aide d’un couteau aiguisé.

J’utilise ici le second couteau suisse de la vidéo, Ripp-IT AM.  C’est à l’origine un programme (encore freeware !) de conversion “mââgique” de DVD vers Divx, simple d’utilisation. Techniquement parlant, c’est juste un frontend vers de nombreux petits outils tels que dvddecrypter, virtualdub et autres… En tout cas dans le cas présent il me sera bien utile pour remplacer la bande sonore d’origine par celle que j’ai retouchée. En mode “outils”, et une dizaine de clics plus tard, je me retrouve avec mon nouveau fichier .avi contenant la nouvelle bande son.

Repassez le tout à la moulinette et réduisez dans une casserole.

A nouveau, je reprends le convertisseur SUPER, mais pourobtenir en sortie un format Video Flash (.flv), prêt à être diffusé sur le net. Bon seigneur, l’outil me proposera au choix 2 formats : .swf, le format Flash natif, bien pratique si je veux m’arrêter ici et mettre le fichier directement en ligne, ou bien le format vidéo flash, .flv, que les afficionados de Youtube, DailyMotion et autres connaissent fort probablement. Optons pour le second choix.

Préparez une belle assiette, et décorez-la

Rien de tel qu’un player vidéo à la Youtube sur son propre site, pour permettre la diffusion du fichier. Personnellement j’ai opté pour un programme open-source qui remplit ses fonctions de manière remarquable : Le Flash Video Player de Jeroen Wijering.  Le site décrit en détail toutes les options, et ells sont nombreuses.

Déposez le plat cuisiné dans l’assiette, et servez chaud.

Il n’y a plus qu’à copier le player flash et le fichier .flv dans un coin du site web, créer un petit fichier .php (à l’aide de PSpad, LE couteau suisse freeware des éditeurs texte) conformément aux exemples fournis, et c’est tout. 

 Et… Voilà !

Bon, si vous voulez voir ce que ça donne, c’est ici . Ne vous moquez pas, c’est la première fois !!!

Bruno Kerouanton on septembre 8th 2007 in IT

2 Responses to “Webcast, ma petite recette”

  1. Souplounite responded on 08 sept 2007 at 10:45 #

    Avec une logitech, je désinstalle habituellement le logitech messenger, qui rajoute (ou rajoutait, peut-être ne le font-ils plus), une couche dans la pile IP de windows. Pour ce que ça vaut.

  2. Bruno Kerouanton responded on 09 sept 2007 at 10:56 #

    C’est bien là le problème… Ce ne sont plus de simples drivers mais une suite logicielle complète et dont nous n’avons pas forcément besoin. Reste à savoir comment désolidariser le driver des autres programmes… quand cela est possible.

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