Hommage à nos amis disparus

Cela fera douze ans que l’on a perdu contact avec vous.

Douze ans à attendre, ce n’est pas rien mais c’est peu, finalement ! Ce petit post à la mémoire de Valérianne et Julian, Jiany, Marco, Pat, et les autres, que l’on a connus l’espace de 4 mois… de novembre 1995 à février 1996. Les quatre mois les plus marquants que l’on ait vécus. Si par le plus grand des hasards vous aviez vent de ce message, de cette bouteille lancée à la mer, autant vous dire que l’on a pensé à vous, qu’on pense à vous souvent, qu’on ne vous oublie pas. Que la faucheuse vous ait choisi, ce que l’on n’espère pas, ou bien qu’elle vous ait épargné, vous avez marqué notre existence et on vous en est reconnaissants. De tout cela, il y aurait de quoi écrire un livre, mais l’on n’est pas écrivains ; on a juste nos souvenirs et un peu plus. Si le destin le veut bien, faites un signe, vous seuls savez comment reprendre contact avec nous.

En souvenir lorsque tu essayais de reprendre contact avec moi, Djou. Tu m‘ écrivais :

  • Ce con de temps qui passe et il ne reste plus rien… Tellement longtemps à me répéter, à ne pas oublier, à espérer… pas fastoche de garder en tête quelques souvenirs comme accroché à une bouée

ou bien encore :

  • Bruno toi tu as promis de rester en contact avec nous, et bien moi j’ai promis de ne pas perdre le contact alors je t’écris encore et encore. Je sais que cela ne sert à rien mais je le fais quand même…

Lorsque tu écrivais cela, tu ne savais pas que l’on allait reprendre contact, brièvement, avant d’être à nouveau coupés. Mais tu as espéré et cela a porté ses fruits. Depuis la seconde perte de contact, il y a douze ans, c’est à notre tour de méditer sur ces phrases que tu nous avais laissées au cas où on les lirait.

Voilà c’est dit… j’ai lancé la bouteille avec le message à la mer. Dans quelque endroit du monde où que vous soyez maintenant, on espère que vous aurez la chance de lire ce message et d’y répondre, vous mêmes ou vos proches. Et si vous n’avez pas la possibilité de nous répondre, on espère que vous saurez qu’ “on ne vous a pas oubliés. Pas possible…“, comme tu disais, Djou.

Ami lecteur, que tu lises ceci par hasard ou non, sache que si tu as une idée pour nous aider à reprendre contact avec nos amis, je serai intéressé, tu peux toujours m’envoyer un mail.

Bruno Kerouanton on février 12th 2008 in Blog's life

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