Partage, solidarité et réductions : une parabole

L’un de mes amis vient de m’envoyer le texte d’une parabole sur notre mode de répartition des ressources. Il l’a lui-même traduit de l’anglais, le texte original étant du professeur d’économie David R. Kamerschen, enseignant à l’université de Georgie, USA.

Comme à mon habitude, je vous mets donc les versions anglaises et françaises, ça vaut la lecture.

10 personnes faisant partie d’un club décident de prendre un petit en-cas après chaque réunion. Comme leurs revenus sont très disparates, elles décident de payer les 100 euros d’addition selon notre système d’impôts :

  • Les quatre plus pauvres ne paient rien
  • Le cinquième paie 1 euro
  • Le sixième en paie 3
  • Le septième en paie 7
  • Le huitième en paie 12
  • Le neuvième en paie 18
  • Le dixième, bien plus riche, en paie 59.

Un jour, le patron leur annonce une bonne nouvelle :

« L’euro a grimpé de façon exceptionnelle, et je m’approvisionne donc pour moins cher. Comme vous êtes de bons clients, je vous en fais profiter en vous consentant une réduction de 20%. A présent, la note totale ne sera plus que de 80 euros ».

Le groupe voulait continuer à payer sa note comme nous payons nos impôts, aussi les quatre premiers restèrent-ils très justement exemptés : le repas continuerait à leur être offert. Mais quid des six autres ? Comment diviser 20 euros en 6 de façon équitable ?

20 € divisés par 6, cela fait 3,33 €. Mais s’ils le divisaient ainsi, le cinquième et le sixième seraient payés pour manger leur collation !

Le patron, appelé à la rescousse, suggéra qu’on répartisse la réduction de façon dégressive en fonction des ressources :

  • le cinquième, comme les 4 premiers, ne paierait rien (réduction 100%).
  • Le sixième paierait 2 euros au lieu de 3 (réduction 33 %).
  • Le septième paierait 5 euros au lieu de 7 (réduction 28 %)
  • Le huitième paierait 9 euros au lieu de 12 (réduction 25 %)
  • Le neuvième paierait 14 euros au lieu de 18 (réduction 22 %)
  • Le dixième paierait 49 euros au lieu de 59 (réduction 16 %)

Chacun des six voyait sa note allégée , et les quatre premiers continuaient à être restaurés gratis. Cool !

Mais une fois sortis du restaurant, les dîneurs comparèrent leurs réductions réelles :

  • Je n’ai économisé qu’un euro sur les 20, dit le sixième, et il pointa du doigt le dixième en disant : « Lui en a économisé dix fois plus ! »

  • « C’est en effet injuste », dit le cinquième. « Moi non plus, je n’ai pas eu plus d’un euro de réduction ! »

  • « Que derais-je dire ! », dit le septième. « Pourquoi a-t-il eu 10 euros de réduction et moi deux seulement ? »

  • « Attendez un peu ! », dirent les autre premiers. Nous sommes les quatre plus pauvres, et nous, nous n’avons rien eu du tout ! ». Ce système exploite les défavorisés !

Les neuf hommes quittèrent le dixième très mécontents.

À partir de la réunion suivante, le dixième ne se montra plus. Aussi les neuf autres se réunirent-ils seuls et prirent-ils leur collation sans lui. Mais une fois qu’il fut parti, les neuf découvrirent une chose ennuyeuse : en son absence, ils n’avaient pas même sur eux de quoi payer la moitié de l’addition.

Voici, mesdames et messieurs, économistes, journalistes, hommes politiques, professeurs de lycée et candidats aux élections, comment fonctionne notre système fiscal : ceux qui ont les revenus les plus élevés bénéficient en effet de la plus importante réduction absolue de toute réduction d’impôts.

Taxez-les au-delà de l’acceptable, et ils seront en droit de ne plus se montrer. C’est d’ailleurs ce qu’ils font de plus en plus en délocalisant non seulement leurs usines, mais leurs lieux de résidence et les sièges sociaux de leurs entreprises. Ils prennent dorénavant leurs collations ailleurs, là où l’atmosphère est un peu plus saine.

D’après David R. Kamerschen, Ph.D. Professeur d’économie – Université de Georgie, USA

Pour ceux qui comprennent, pas d’explication nécessaire. Pour ceux qui ne comprennent pas, pas d’explication possible.


English version

Suppose that every day, ten men go out for beer and the bill for all ten comes to $100.

If they paid their bill the way we pay our taxes, it would go something like this: The first four men (the poorest) would pay nothing. The fifth would pay $1. The sixth would pay $3. The seventh would pay $7. The eighth would pay $12. The ninth would pay $18. The tenth man (the richest) would pay $59.

So, that’s what they decided to do. The ten men drank in the bar every day and seemed quite happy with the arrangement, until one day, the owner threw them a curve. « Since you are all such good customers, » he said, « I’m going to reduce the cost of your daily beer by $20. »

Drinks for the ten now cost just $80. The group still wanted to pay their bill the way we pay our taxes so the first four men were unaffected. They would still drink for free. But what about the other six men, the paying customers? How could they divide the $20 windfall so that everyone would get his ‘fair share?’ They realized that $20 divided by six is $3.33. But if they subtracted that from everybody’s share, then the fifth man and the sixth man would each end up being paid to drink his beer.

So, the bar owner suggested that it would be fair to reduce each man’s bill by roughly the same amount, and he proceeded to work out the amounts each should pay. And so: The fifth man, like the first four, now paid nothing (100% savings). The sixth now paid $2 instead of $3 (33%savings). The seventh now pay $5 instead of $7 (28%savings). The eighth now paid $9 instead of $12 (25% savings). The ninth now paid $14 instead of $18 (22% savings). The tenth now paid $49 instead of $59 (16% savings).

Each of the six was better off than before. And the first four continued to drink for free.

But once outside the restaurant, the men began to compare their savings. « I only got a dollar out of the $20, »declared the sixth man. He pointed to the tenth man, » but he got $10! » « Yeah, that’s right, » exclaimed the fifth man. « I only saved a dollar, too. It’s unfair that he got TEN times more than I! » « That’s true! » shouted the seventh man. « Why should he get $10 back when I got only two? The wealthy get all the breaks! « Wait a minute, » yelled the first four men in unison. « We didn’t get anything at all. The system exploits the poor!  »

The nine men surrounded the tenth and beat him up. The next night the tenth man didn’t show up for drinks, so the nine sat down and had beers without him. But when it came time to pay the bill, they discovered something important. They didn’t have enough money between all of them for even half of the bill! And that, boys and girls, journalists and college professors, is how our tax system works. The people who pay the highest taxes get the most benefit from a tax reduction. Tax them too much, attack them for being wealthy, and they just may not show up anymore. In fact, they might start drinking overseas where the atmosphere is somewhat friendlier.

David R. Kamerschen, Ph.D.

Professor of Economics University of Georgia

For those who understand, no explanation is needed. For those who do not understand, no explanation is possible.

Comments

Comment by Henri-Paul Soulodre on 2007-03-24 11:07:56 +0200

La parabole est excellente et troublante !

Tourefois, comme toute démontration faisant appel à la raison, elle repose nécessairement sur des axiomes, des postulats, des principes sous-jacents ou implicites…

En l’occurence, il en est un parmi les autres qui me semble important de souligner.

Tous les acteurs de cette petite histoire se disent appartenir au même “club”. Ils ne sont donc pas “étrangers” les uns aux autres, sinon ils ne ressentiraient pas le besoin d’être ensemble et de se rencontrer “volontairement”.

Ils doivent tous, les plus riches en premier, être convaincus qu’ils tirent tous profit de leurs échanges, pour des raisons et à des niveaux qui leur sont propres…

En d’autres termes, le niveau de richesse de chacun n’est pas sans rapport avec l’existence des autres !

Ils font partie d’une “société humaine organisée”, un ensemble qui n’est pas seulement une simple “collection” d’êtres humains totalement indépendants : ils font partie de ce que l’on appelle un “système”.

Dans ce collectif de fait, dans ce système, il existe des règles naturelles ou conventionnelles.

Ces règles si elles relèvent de conventions ( le système fiscal par exemple ) doivent s’appliquer à tous, ce que les acteurs de la parabole semblent avoir oublié !

Le pauvre ET le riche.

Si l’un des acteurs ne veut plus accepter “la règle qui fait société”, ou bien c’est la société ( le club) qui perd son sens et disparait ou bien c’est l’acteur qui ne fait plus partie de la société humaine considérée !

Autrement dit, il est difficile raisonnablement de dire que, pour convenance personnelle, on se met en dehors de la règle mais que l’on entend toujours prétendre à faire partie du “club” et ainsi de continuer à en tirer profit !

Cela n’est pas un comportement civilisé; c’est un comportement de simple prédateur, de pillard qui construit sa “bonne fortune” sur les rapines…

Comment by athalyan on 2007-03-27 11:39:35 +0200

Fabuleux !!

Je m’empresse de mettre un lien sur cette page (les rétros machins choses je sais pas comment ça fonctionne !!)

Comment by benjamin on 2007-07-26 00:01:42 +0200

Sauf que le site du vrai Pr Kamerschen indique bien qu’il n’a pas écrit ce texte….

Encore un hoax d’internet, à l’argumentation simpliste…. un enfoncage de portes ouvertes…

Comment by Bruno Kerouanton on 2007-07-26 14:23:55 +0200

@benjamin : ça m’apprendra à ne pas vérifier précisément toutes mes sources… en effet c’est un canular comme mentionné en première ligne, sur la page web du supposé auteur en question (qui a du reçevoir de nombreux emails à ce sujet, je n’en doute pas !). http://davidk.myweb.uga.edu/

Merci pour la précision, et pour la découverte de ton blog qui est intéressant.

Comment by diegel on 2007-10-22 23:53:20 +0200

En effet, un « remarquable érudit » ce François-Dominqiue Armingaud !

Mais voyons cela dans le « détail » de ses participations au forum fr.sci.philo ! (Me répondre uniquement dans ce forum)

« Ambassador Kraag a écrit :

Hola hola! Ne nous fions pas à de vague similitudes d’apparence. Déjà,

le chromosome Y de « Yahvé » en dit long… Et je ne parle même pas des

allèles d’Allah

Pas mal, celui-là. Je le replacerai ! 🙂 » (fda)

« Le viol a aussi ses vertus fécondantes, et qui sait si elles ne sont pas

justement supérieures ? M’est avis que la copie est ici à revoir. » (fda)

« Si l’on exterminait immédiatement toute personne humaine de sexe

féminin, toute souffrance serait terminée définitivement pour l’humanité

dans un délai ne dépassant pas beaucoup un siècle. » (fda)

« Dans un premier temps, plus il y a d’homosexuels, plus cela permet en

maintenant la population égale à des familles hétérosexuelles d’avoir

trois enfants, ce qui me paraît vraiment le chiffre optimal. Les

homosexuels ne font somme toute que remplacer ici la fonction sociale

des moines et moniales qui semblent avoir de plus en plus de difficulté

à recruter.

*Attention toutefois aux faux homosexuels* : ceux qui cohabitent

simplement parce que les loyers sont trop,chers à Paris et qui plutôt

que de dire « je suis en coloc’ » (ça fait fauché) préfèrent clamer « je

suis homo, mais mon copain et moi sommes très libres » (ça fait branché).

A proportion plus vaste, si 100% de la population est homosexuelle,

alors là, il est vraisemblable que nous avons un problème. En ce cas, à

mon avis, il faut aller chercher les responsables de ce génocide larvé

et les pendre haut et court.

Parmi eux, les créateurs des parfums « Charlie » (une infection, si ça

existe encore) et « Poison » (le bien nommé) qui feraient débander

Raspoutine lui-même.

Cela étant, le fait qu’on empêche deux millions de Français de fonder

une famille et d’avoir des enfants en les privant tout simplement de

travail et de toit pour faire de la place à deux millions d’immigrés

*constitue déjà un génocide de fait* . Et celui-là, ne comptez pas sur

la presse qui vit ses subsides de ses annonceurs pour vous en parler. » (fda)

« la question n’est pas de savoir s’il y a des putes, mais s’il y a

dans la partie féminine de l’humanité /autre chose/ que des putes. A

part conformément au dicton ma mère qui est une sainte, ma soeur qui est

vierge et ma compagne qui n’est pas du tout comme les autres (cela ne

me déplairait cependant pas qu’elle soit un peu *plus* pute de temps en

temps tout de même, mais je suis du genre jamais content). » (fda)

« Les démocrates, c’est comme les mères : c’est très beau, mais leur

destin est tout de même de se faire baiser en permanence » (FDA)

« la démocratie débouche en général sur la dictature, tandis que le fascisme

débouche tôt ou tard sur la démmocratie. » (FDA)

« C’est que les gens de couleur voudraient être considérés comme des

blancs sans avoir rien fait pour le mériter. » (FDA)

« Ce qui semblerait indiquer qu’au fond il y a des racistes qui ne sont

pas cons du tout. Et même plutôt bons stratèges, quand on y pense.

Surtout pour des races inf… heu… rien, rien. »

(FDA)

« (Ajoutons que pendant les vendanges en Alsace, ce pays de fachos, j’ai

entendu un viticulteur annoncer à haute et intelligible voix : « Demain,

nous couperons les pinots noirs! ». Je trouve scandaleux que des propos

appelant ainsi à des voies de fait n’aient pas fait l’objet de sanctions) »

(FDA)

« Ah non ! Le connard, c’est celui qui a signé le décret sur le

regroupement familial, nuance ! Vous l’avez réélu avec 82% des voix, bon

appétit! » (FDA)

« bécasses parfumées > « jeunes femmes camerounaises » » (FDA)

« Un occupant est un occupant. Nous partageons nos rues soit avec des gens

admettant les mêmes valeurs que nous – et l’ensemble se nomme alors une

nation – soit avec des gens qui n’en ont rien à foutre, et on ne

constitue plus alors une nation. Mélanger des gens professant des

valeurs différentes s’est fait dans une région du monde, et a donné

naissance à un nom de spécialité végétale : la macédoine. En cuisine, ça

se défend. En politique, ça a donné les résultats que l’on sait, et ce

n’est pas fini; ni là bas, ni sans doute, hélas, ici. » (FDA)

« Un *grand bravo* aux rois très catholiques, et je nous souhaite d’avoir

la même énergie qu’eux si nous venions à être dans la même situation

d’occupation.  » (FDA), répondant à : « Après la prise de Grenade, les rois

très catholiques ont jeté

à la mer environ cinq cent mille non-chrétiens. » (Jacques Lavau)

« Je trouve intéressante l’initiative du génocide ruadais, qui montre que

l’Afrique est capable si elle le veut de faire ce qu’on fait avant elle

l’Amérique du Nord, puis plus tard la Turquie et l’Allemagne. Mais ce que

je me demande, c’est quel était le truc des Hutus et des Tutsis pour

arriver à se distinguer les uns des autres. Ces types sont vraiment très

forts. » (FDA)

« more i squawed wrote:

comparer un juif a un noir, c’est pas de l’antisemitisme…..?

non, si on était antisémite, on le comparerait à un chimpanzé, et on

insisterait beaucoup sur le fait que 98,5 % du matériel génétique du

chimpanzé est identique au matériel génétique du juif.

Damned ! Me voilà battu à plate couture 🙁  » (FDA)

« La shoah (mais tu as raison, à quoi bon ce ha final qui ne sert à rien

?) » (FDA)

« Ca ne s’arrêtera pas là. Une fois la combustible de la naine blanche

épuisé, faute d’énergie, celle-ci ne peut bien entendu que devenir une

naine noire. » (FDA)

« Ce n’est valable que parce que l’entreprise ne s’occupe que des années

d’activité. Avec ses huit ans d’espérance de vie en plus, la femme

revient en général plus cher que l’homme en termes de nombre de mois

payés rapportés au nombre de mois travaillés. Je suis assez content que

les professions de cadres soient un peu moins féminisées que les autres

dans ma classe d’âge, ça donnera un peu plus de sous à ma caisse de

retraite pour le moment où je serai concerné. » (FDA)

« Remarquez, je me demande comment l’humanité a pu se perpétuer jusqu’ici.

Je veux bien admettres qu’il existe une jouissance sexuelle chez la

femme, ou alors c’est que vous êtes excellentes comédiennes, ce qu’on ne

peut exclure. Mais pour nous, les hommes ? C’est très chiant, au fond,

de se taper l’essentiel du travail, et en plus sans même pouvoir un peu

se laisser aller. Si encore c’était payé, je ne dis pas… » (FDA)

« Car la femme a son système de valeurs (ordre, netteté, apparences) et

l’homme le sien (désordre créatif, joyeux foutoir, mépris du

qu’en-dira-t-on); sitôt la vie commune commencée. Lorsque la femme

européenne cherche à appliquer le sien, qu’elle assume. Mais qu’elle

demande à l’homme de faire à 50% ce qui ne lui plaît qu’à elle, non.

Sans doute ne faut-il pas chercher plus loin la raison pour laquelle les

homosexuels ne cherchent pas tant que ça a se guérir, et pourquoi ceux

qui ne le sont pas vont si souvent chercher compagne hors de nos

frontières. » (FDA)

« Or on ne voit aucun mâle d’une autre espèce battre sa femelle. Donc,

ainsi que l’a remarqué Courteline, soit le mâle humain est le plus

violent de tous, soit la femelle humaine est la plus insupportable de

toutes. Il nous manque un élément d’appréciation pour résoudre cette

équation unique à deux inconnues.

La cause de la violence conjugale est double : d’une part le mariage,

bien entendu. D’autre part, pour des raisons tout aussi évidentes, la

cohabitation. Lorsque madame a envie de tirer sa crampe, nous sommes à

sa disposition (si nous ne sommes pas occupés par ailleurs), mais

pourquoi donc devrait-elle nous imposer sa présence le reste du temps,

où elle se montre souvent particulièrement chiante ? Y’a pas écrit « La

Poste », sur nos têtes ! » (FDA)

« Chaque année, des milliards d’hommes sont rackettés par des femmes qui

leur prennent à petit feu leur vie, leur énergie, leur enthousiasme,

leur liberté et leur paye. » (FDA)

« >Faudrait surtout arrêter de prendre les femmes pour des c…. (Orcim)

Je n’en vois pas l’intérêt. Les femmes les plus intelligentes que je

connais – et qui se reconnaîtront – sont d’ailleurs toutes assez

misogynes, ceci étant sans doute entraîné par cela.. » (FDA)

« La femme, sauf quand elle est d’exception, pense plus souvent avec ses

tripes qu’avec son cerveau, mais qu’elle se rassure : la plus grande

partie de la population mâle est en train de se féminiser très

rapidement à cet égard. » (FDA)

« Très bien. 1 million de tués dans une guerre, ça fait aussi un million

de chômeurs en moins. » (FDA)

« Le pire, c’est la circulation à droite sur les routes. Chacun devrait

pouvoir choisir de quel côté de la route il veut rouler, non ? À Ubud et

à Douala, c’est ce qui se passe, et tout le monde est content. » (FDA)

« > Les homosexuels ne sont pas plus attirés que les hétéros par la

pédophilie ou la violence. (Isabelle Hamey)

Par la violence, ils le seraient même plutôt moins. Question d’hormones,

je suppose.

Pour la pédophilie, je demande à voir. ou plutôt à ne pas voir. » (FDA)

« Dans un monde qui se professionnalise de plus en plus, peut-être

faudrait-il en finir avec l’amateurisme parental et n’autoriser que des

reproducteurs de métier à conserver leurs gonades, La société en serait

somme toute moins emberlificotée. Mais je crains que cela ne soit vu par

certains esprits mal tournés (suivez mon regard) comme une mesure

fachiste 🙂 (pourtant, Platon n’aurait pas été contre) » (FDA)

« Les soldats allemands recevaient des consignes rigoureuses pour que leur

comportement ne prête pas à rejet supplémentaire par la population civile.

Je sais par exemple qu’ils avaient obligation à Paris de laisser leur place

assise dans le métro aux dames âgées. Je ne parierais pas que les nouveaux

occupants ont ces pudeurs-là.

Tu préfères voir les choses par le petit bout de la lorgnette comme

nombre de Parisiens fraternisaient avec les Allemands pendant

l’Occupation « parce qu’il fallait bien faire avec ». Eh bien il se trouve

que ce n’est pas grâce à eux et à leurs sentiments de fraternisation

inappropriés que l’on est encore chez nous en France.  » (FDA)

« Mais les hommes ont un cerveau (les femmes aussi,

prétend-on, il n’est pas de mon propos d’en discuter ici) et ce cerveau

apprend. » (FDA)

« Et sais-tu qui sont ces maîtres du monde ? En grande partie quelques

petites vieilles américaines et autres, qui par le biais des fonds de

pension veulent le maximum de sous possibles tout de suite tant qu’elles

sont en vie en se foutant comme d’une guigne du long terme, vu que pour

elles il n’y en a pas. Enlevez le pouvoir des femmes, surtout des femmes

âgées, et vous allégez aussitôt le joug qui pèse sur la population, ah

ah ah ! » (FDA)

« Hein ? La femme *pense* ? On m’aurait menti ???  » (FDA)

« Comment ? Il compare les juifs à des noirs, maintenant !!! Je trouve que

là, il exagère. Même l’antisémitisme doit avoir ses limites, bordel ! » (FDA)

« La guerre est une simple formalité. Elle constitue un processus

permettant de choisir quels pays seront riches et lesquels seront

pauvres. La raison pour laquelle la guerre constitue un passage obligé

est qu’aucun pays ne semble vouloir être pauvre spontanément pour que

les autres vivent mieux; alors ces autres pays les forcent un peu. » (FDA)

« Se marier par amour n’est sans doute pas une bonne idée. Mon impression

est qu’un homme ne peut être vraiment heureux avec une femme que s’il ne

l’aime pas 🙂 » (fda)

Comment by Bruno Kerouanton on 2007-10-23 22:09:41 +0200

@diegel: En effet… je n’étais pas au courant de ce forum de discussion et encore moins de ces citations pour le moins discutables. Comme quoi on ne connait pas toutes les facettes de ses relations et collègues. Et en plus j’ai eu le malheur de publier ce billet alors qu’il s’agissait d’un canular, signe précurseur.

Pour en revenir à cette érudition évoquée, je recadre le contexte auquel je faisais allusion : les aspects scientifiques tels que la physique quantique par exemple, dont nous avons longuement discuté et qui ne portent nullement jugement sur les aspects humains ou sociétaires. Pour en terminer avec cette méprise, il va falloir que je sois sur mes gardes en ce qui concerne les scientifiques érudits… on a bien un prix nobel qui a fait polémique ces derniers jours à propos de sa vision de la supériorité (ou le contraire) de certains en rapport à leur génôme… Bref, ces débats ne sont pas pour moi.

Comment by Mia- on 2008-09-13 22:48:50 +0200

Bonjour,

Je viens de tomber sur votre blog en cherchant le nom du vrai-faux auteur de la parabole citée plus haut.

Concernant la parabole, qu’elle ait ou non été pondue par un grand économiste a-t-il une réelle importance? L’auteur a-t-il donc plus d’importance que le discours?

(quant aux nombreuses citations de l’acronymé FDA, que je ne connais pas le moins du monde, j’avoue que plusieurs d’entre elles m’ont fait rire, même si d’autres sont très limite. Hors contexte, difficile de savoir si ce n’est pas de l’humour très, très noir… l’outrance de certaines phrases me le ferait penser.)

Comment by Guy Leboutte on 2009-02-22 22:47:07 +0200

Moi j’ai tout compris et je mets tout à la poubelle.

Cette fable faussement pénétrante ne convaincra en effet que les convertis. Une des impasses logiques de base est la croyance libérale officielle qui construit une macro-économie en-dehors de toute analyse de la société ou de la culture, en postulant un individu séparé du social mais au psychisme porteur par essence (d’une manière inexpliquée et inexplicable) de toute la culture de la classe dominante.

Autrement dit, allez trouver dix amis dont les revenus se distribuent conformément aux revenus postulés par l’histoire et qui se voient autour d’un verre une fois par jour. Ce groupe n’existe pas.

Même les quatre ou les cinq qui pourraient être de bonne entente, puisqu’en toute hypothèse ils partagent une certaine communauté de condition, n’existent pas en termes statistiquement pertinents, en raison de la guerre qui règne entre les pauvres eux-mêmes. Les appointés contre les salariés, les titulaires de CDI contre les temporaires, les retraités contre les actifs, les actifs contre les chômeurs (ces deux dernières guerres étant postulées notamment par le système de retraites par capitalisation), les hommes contre les femmes, tous contre les immigrés, européens, non européens, sans papiers…

Par ailleurs la progressivité de l’impôt, prise comme cible et considérée implicitement comme injuste ou inefficace par le docteur K., ne s’applique qu’au revenu des personnes physiques (IPP), et pas aux autres financements de l’Etat. La TVA, qui représente un volume de deux à quatre fois la recette de l’IPP, selon les pays, fonctionne elle comme un impôt « dégressif », avec un taux, rapporté au revenu, qui s’accroît inversement à ce dernier ! Un pauvre paie plus de TVA, en pour-cent de son revenu, qu’un riche. Et l’impôt sur les sociétés est proportionnel – en-dehors bien entendu d’une série de cadeaux aussi variables de pays à pays que nécessaires aux devoirs de l’amitié universelle : « bouclier fiscal » en France, « intérêts notionnels » – un chef d’oeuvre de créativité – en Belgique, etc.

N’oublions pas que les possibilités d’éluder l’impôt sont réelles, légales, et immensément plus que proportionnelles aux revenus. En particulier, les abattements octroyés à ceux qui ont la douleur d’être propriétaires de biens mobiliers et immobiliers sont légion, la plus-value boursière est exonérée d’impôts, l’ingénierie fiscale, locale et internationale, n’est pas encore un privilège des pauvres et j’en passe.

Une milliardaire étasunienne dont le nom m’échappe se plaisait à dire : « L’impôt, je ne le paie pas, c’est pour les pauvres ».

Il faut donc une myopie certaine, non traitée et souvent incurable, pour considérer que la fable des dix amis présente « le strict reflet de notre système d’imposition ».

La petite histoire du docteur Kamerschen, qui en rajoute sur son taux de contradiction interne avec la confusion entre réduction en termes relatifs et réduction en termes absolus, n’exprime rien d’autre que l’acharnement du camp de la richesse à n’en avoir jamais assez, un acharnement qu’aucune « auto-régulation » ne limite, et que même la ruine générale à laquelle il mène de façon récurrente ne peut modérer. Seuls le krach majeur en 1929, une guerre mondiale, la menace de l’épouvantail communiste expropriateur et la grâce d’une croissance propre à un nouveau cycle d’accumulation ont pu pendant les « trente glorieuses », d’une façon exceptionnelle et provisoire, humaniser hors Tiers Monde le capitalisme occidental.

Les riches aimeraient nous faire croire que l’iniquité de l’impôt les aurait chassés depuis longtemps s’ils n’étaient patriotes. Eh bien, qu’ils s’en aillent ! Nous allons leur créer une république off-shore, la Boursoulavie, un territoire d’où tous les pauvres seront absolument exclus, et où ils pourront émigrer avec armes et bagages, une fois la totalité de leurs biens réalisés en une monnaie boursoulave qui sera, afin d’assurer la pureté de la démonstration, provisoirement inconvertible.

Une république peuplée exclusivement de libéraux convaincus, qu’aucun système d’assistance publique n’a jamais contaminés, voués corps et âme aux bienfaits de la concurrence, donnera ainsi à l’humanité une leçon définitive de bonne « gouvernance », de réelle justice et de démocratie insurpassable, autant dire de bonheur collectif, à laquelle les peuples du monde ne manqueront pas de se convertir dans l’enthousiasme d’ici un délai de vingt ans tout au plus.

Tel est du moins le projet de ces pionniers de la nouvelle frontière historique.

Je décris les surprises de leur expérience, qui ne surprendront pas tout le monde, dans un roman à paraître en 2010. Sans lever le voile, je vous invite simplement à vous demander comment les citoyens boursoulaves réussiront à satisfaire leur soif, non seulement de justice, mais aussi de bière à quelques euros le verre, et de vin à deux cents la bouteille.

Comment by Loïc Alejandro on 2009-03-25 17:59:10 +0200

La conclusion de l’histoire est tout à fait vraie.

Mais j’ai un bémol qui est le suivant :

La conclusion de cette histoire relève de ce que j’appelle la logique du “pansement”. Ce que je veux dire par là c’est qu’on se contente d’observer la situation à un instant T et d’y chercher une solution sans perspective à long terme.

En effet, si on décrit la situation de l’histoire à l’instant T, il y a des pauvres, des modestes, des confortables et des riches. Le problème c’est que si on fait trop chier les riches, ils se cassent et du coup ça fait une grosse perte d’argent pour les impôts.

Je placerais le problème en amont. Pourquoi y a-t-il des pauvres dans cette histoire ? Ceci est-il normal ? Ceci est-il souhaitable ? Le fond du problème n’est-il pas celui-là ? Si au lieu d’avoir des très pauvres d’un côté et des très riches de l’autre, on n’aurait que des modestes et des confortables, qu’ils soient 2 ou 10 amis à se réunir, ils pourraient tous payer leur binouze à 10 euros sans problème. Je pense que c’est cela qu’il faut viser pour une société équilibrée.

Donc on a deux points de vue (qui peuvent entrer en conflit sur certains aspects) :

– il ne faut pas trop faire chier les riches

– il faut une société sans “très pauvres” et sans “très riches”

Personnellement je suis pour une limitation des revenus.

Les impôts servent biensur à payer les services publics, mais il sont aussi une forme de limitation des revenus : si on gagne vraiment beaucoup, on paie vraiment beaucoup d’impôts, donc à quoi bon viser de très hauts revenus. Moins de hauts revenus -> plus d’argent disponible pour créer de l’emploi -> Moins de pauvres

Enfin, pour terminer sur un coup de gueule, s’il y a des gens qui sont prêts à quitter leur pays et leurs attaches juste pour pouvoir acheter 3 voitures de luxe par mois au lieu d’une seule, et bien qu’ils s’en aillent. On se débrouillera sans eux.

PS : sur le site http://davidk.myweb.uga.edu/ de ce Monsieur on peut lire : “Contrary to Internet folklore, Dr. Kamerschen is NOT the author of “Tax Cuts: A Simple Lesson in Economics” or “Bar Stool Economics” or anything similar to that. Additionally, he does NOT know who wrote it and he has no opinion on its merits.”

Comment by bisnaga on 2009-04-22 18:15:00 +0200

Juste quelques remarques sur le sujet, prouvant qu’on peut être professeur d’économie et être un âne ou simplement un cynique courtisan qui craint de ne plus recueillir les quelques minables miettes de ces riches dont la fuite est redoutée :

– d’abord, il ne faut pas confondre les riches et les agents efficaces dans nos économies : on en est arrivé au point où une certaine forme de cooptation a tiré vers les « sommets » un pourcentage élevé de parasites, juste assez habiles pour faire croire qu’ils sont indispensables, alors que leurs gigantesques prélèvements ne sont que très rarement dirigés vers l’investissement, seule voie salutaire pour la survie de notre monde. Que ces riches-là se barrent, bon débarras, ils ne mériotent pas la France… Dans un système rénové, nous aurons d’autres riches, dont la richesse sera la récompense des vrais risques qu’ils auront pris ; bienvenue à ceux-là.

– ensuite, notre professeur sait parfaitement que l’impôt sur le revenu (l’un des seuls outils de redistribution) n’est que la partie émergée d’un iceberg dont les autres composants rétablissent largement une contribution aux finances publiques proportionnelle aux revenus de chacun : impôts locaux, taxe professionnelle, taxes sur les « drogues » et les carburants, et surtout TVA, etc. C’est en faisant de telles présentations partielles et partiales que les médiocres, du haut de leurs chaires, ont réussi, depuis le milieu des années 80, à imposer la pensée unique qui nous a précipités dans la Crise…

Je n’ai donc pas de mots assez durs pour ce genre de sinistres individus qui délivrent doctement des messages honteusement simplificateurs.

Comment by emmanuel on 2009-04-27 22:07:06 +0200

Si tous les riches se cassaient, ils seraient obligés de vendre leurs (grandes) maisons, du coup, l’immobilier baisserait et il serait plus facile pour ceux qui restent d’accèder à la propriété.

Ils démissionneraient de leurs postes en France pour se vendre ailleurs, ça permettrait une promotion interne, ou bien s’ils déménagaient leurs sièges sociaux, cela libèreraient des bureaux et permettrait à des petites boites de s’agrandir pour pas cher …

Comment by soufflet on 2013-06-03 22:28:36 +0200

je ne comprends pas où est le problème :

il y a au départ 100€ à payer selon la clé de répartition 0, 1%, 3%, 7%, 12%, 18%, 59%.

s’il n’y a plus que 80€ à payer il suffit d’appliquer la même clé de répartition pour maintenir le statu quo et à ce moment là nos compères payent respectivement : 0, 0.8€, 2.4€, 5.6€, 9.6€, 14.4€, 47.2€.

Où est le pb ?