Quelques Cédés de musique… et Messiaen

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Pour bien commencer les vacances, outre l’achat de quelques Cédés pour compléter ma collection de Keren Ann et de Emir Kutsturika & The No Smoking Orchestra que j’apprécie particulièrement, je me suis offert la quasi-intégrale de l’oeuvre d’Olivier Messiaen : 18 CD, tout de même, accompagnés d’un livret totalisant plus de trois cent pages (disons plutôt 150, puisqu’il est bilingue) où Messian lui-même explique chacune de ses compositions ! C’est très intéressant et j’apprends beaucoup sur cet artiste exceptionnel (je sais, en ce moment on parle plutôt du roi de la pop, qui soit dit en passant était également un monument incontournable et respectable sur le plan musical).

Saviez-vous que :

  • Messian avait composé des oeuvres exceptionnelles dans des conditions effroyables… en détention dans un camp nazi durant la seconde guerre ?

  • Une grande partie des grands compositeurs de musique contemporaine (Pierre Boulez, Karlheinz Stockhausen, Iannis Xenakis, Tristan Murail, Gérard Grisey, et bien d’autres que je n’ai pas encore eu le plaisir d’écouter, ceux que j’ai cités faisant partie de ma cédéthèque) ont été les élèves d’Olivier Messiaen.

  • il était synesthète, une caractéristique neurologique lui permettant de « voir » la musique sous forme de couleurs. Le livret que j’ai mentionné fait d’ailleurs état pour nombre des oeuvres de Messian des couleurs associées, c’est assez surprenant et assez transcendant de pouvoir apprécier la musique sous une autre forme.

Si vous ne connaissez pas la musique contemporaine, je ne vous invite pas à commencer avec Messian, qui n’est pas forcément le plus abordable ! Philip Glass par exemple sera plus aisé d’approche, et très agréable. IBM lui a même conçu un outil pour écouter toute son oeuvre en ligne, c’est le Glass Engine et c’est ici !

Quant à moi, il ne me reste plus qu’à (hem…) transférer tout cela vers mon iTunes puis mon iPod… la nuit n’est pas prête de se finir !

Comments

Comment by Marc on 2009-07-06 11:12:03 +0200

Hum… puis-je me permettre d’apporter une nuance ? il me semble que pour aborder la musique contemporaine en général et le dodécaphonique en particulier, il est plus simple de passer dans un premier temps par la ligne mélodique de gens plus abordables. Notamment Kabelac, dont le Diabolico ensorcelant est aussi joyeux et sybaritique qu’un Capitaine Hadock en train de fredonner Faust. Maurice Ohana ensuite, et bien entendu John Cage, voir Luc Ferrari avec deux ou trois entremets de Franck Zappa (pas tout, car Zappa est parfois très complexe). L’on peut ensuite aborder des œuvres plus difficiles. Tâtonner un chouïa Wagner, et hop, la température du bain est prise, et on se lance dans le grand bassin. Joly, Xenakis, Messiaen, Riley (que je préfère à Glass), Stockausen. Sinon, surtout si l’auditeur n’a pas l’oreille déjà habituée à une certaine forme classique de culture musicale, c’est concerto pour alka-selzer, aspirine et mogadon.

Mes 2,1 cts (on est passé à la TVA réduite)