All your data are belong to us


















 

 

source: Apple WWDC 2011, photos and full coverage by Engadget.

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Bruno Kerouanton on juin 8th 2011 in Geek, IT, IT Security

4 Responses to “All your data are belong to us”

  1. yann responded on 12 Juin 2011 at 11:36 #

    Bien vu la pub « 1984 »!

    Le genre de rappel qui montre combien une marque peut changer. Les premiers Apple ont ainsi été tout à fait dans l’esprit « garage-made » des origines de la marque: Ouverts aux bidouilles…

    Désormais, on a un modèle d’enfermement dans lesquels les clients se ruent « parce que c’est simple »…

    Il faut être d’une bêtise… même si l’informatique aurait aussi pu se rendre plus accessible en dehors d’Apple: Une leçon à mediter et qui permettrait sans doute de contrer Apple sans le copier.

  2. miib responded on 17 Juin 2011 at 23:26 #

    « Qui mieux qu’Apple peut entretenir vos iTrucs ? »
    Ca me rappelle le slogan d’un constructeur automobile « ultra-propriétaire » 🙁

  3. Ema Nymton responded on 21 Juin 2011 at 9:06 #

    @miib

    C’est dingue l’autre jour, j’ai reçu un émail d’une société qui proposait de garder mon argent (que j’ai actuellement sous mon oreiller) dans « un coffre », soit disant « sécurisé ».

    Ils appellent leurs business model: banque

    Sécurisé mon œil oui,
    Et que se passe t’il quand je vais chercher mon argent je peux me faire attaquer.
    pffff ridicule,
    Et si cette entité dite banque, ce fait cambriolé, je n’ai plus d’argent!

    A mon avis ce truc, cette idée ça n’a pas d’avenir.

    D’ailleurs Google Chrome ou Microsoft Office365, vont dans des directions totalement inverse, tout sera stocké en local.

  4. Bruno Kerouanton responded on 21 Juin 2011 at 13:32 #

    Bonjour Ema,

    j’ai bien aimé ton commentaire, et je te remercie, car c’est constructif. Oui tu as parfaitement raison, la banque est l’équivalent monétaire du Cloud Computing et de ce que Apple/Google/Microsoft font ou ne vont pas tarder à faire. Sur ce point je t’approuve entièrement et je trouve ton allusion très pertinente.

    Seulement voilà, il y a cependant une petite différence entre l’argent que l’on confie à une banque, et les informations que l’on confie à des « banques de données » (pardonnez-moi l’expression, c’était tentant) : si l’argent tout comme les données constituent bel et bien le patrimoine d’un individu ou d’une entité morale, le parallèle me semble s’arrêter là : L’argent que je confie à une banque n’est pas duplicable ou copiable ; ce qui n’est pas le cas de données informatiques, et en termes plus larges de propriété intellectuelle. Et cela pose toutes sortes de soucis.

    Confiez vos informations à une de ces nouvelles « banques de données ». Si elles sont volées, on vous en redonnera une copie mais celles-ci seront dans la nature. L’argent n’est pas un bien confidentiel. Les données peuvent l’être, et cela pose souci dans ce cas.
    Sans même parler de vol de données, supposons simplement que la « banque de vos données » ait prise toutes les précautions possibles et inimaginables pour protéger celles-ci contre toute effraction. Malgré cela, elle n’adopte pas un comportement éthique comme les banques, car se permet de les lire et d’en analyser les mouvements, flux et contenus afin de rentabiliser l’opération, et vendre des services. Facebook, Google et les autres fonctionnent ainsi, et c’est tout leur modèle économique qui serait mis en défaut si ils le ne faisaient pas. Le modèle des banques est de « revendre » votre argent placé pour en tirer des intérêts et du profit. Le modèles des « banques de données » est de « revendre » vos informations pour en tirer des intérêts et du profit. La comparaison s’arrête là, et est à l’origine de mon inquiétude.

    Pour en venir aux données d’entreprise, et autres informations, il y a également un gros souci. La législation n’accepte purement et simplement pas ce qui est en train de se passer. Prenons par exemple un utilisateur d’iPhone ou de téléphone Androïd qui synchroniserait ce dernier à la maison et sur son lieu de travail. Le téléphone contient alors des données privées, que l’usager est libre de confier à un tiers, c’est son problème après tout ; mais également des données de l’entreprise où il travaille, contacts, emails, etc. qui non seulement peuvent être confidentiels et sensibles, mais surtout n’ont pas à sortir du lieu de travail. L’employeur n’est certainement pas d’accord pour que ses données partent outre-manche sans préavis, et encore moins le législateur dans un certain nombre de cas où le transfert de données hors des frontières est légalement problématique. Ainsi, un état dont les usagers sont munis de tels appareils, et dont les données internes partent se balader au bout du monde, en violation de certaines lois, est en droit de se demander si il n’y a pas un souci de souveraineté numérique, comme on aime à appeler le risque de fuites d’informations. L’Etat n’y est pour rien, ce sont les usagers qui synchronisent… Il y aura certainement d’ici peu de temps nombre de discussions et peut-être révision de textes légaux pour s’adapter ou contrer le phénomène, mais cela est nouveau et autant dire que le concept des banques monétaires est dans ce cas totalement inadapté. Malheureusement.

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