Mes déboires avec les disques SSD – quelques conseils

050121-idaVous vous souvenez peut-être, mais j’ai déjà eu de nombreux soucis avec mes premiers disques SSD, notamment mon disque 256Gb Crucial que j’ai dû changer 2 fois de suite, avec les conséquences associées, notamment en termes d’énèrvements divers. Le dernier que j’ai reçu de leur part n’a en revanche pas posé de souci depuis, preuve qu’ils ont fini par corriger les erreurs de jeunesse.

Mais je suis têtu comme une mule : Fin décembre dernier, j’ai eu la très mauvaise idée d’acheter un disque dur SSD de marque OCZ de capacité supérieure, pour le remplacer. L’offre était alléchante, et j’aurai dû me douter qu’il y avait anguille sous roche : Moins de 3 semaines après sa mise en service, le disque est tombé en panne, ou plus précisément je me suis retrouvé avec de nombreux fichiers corrompus, puis l’impossibilité de démarrer mon ordinateur. Windows plantait carrément dès que j’insérais le disque.

Pour une fois Murphy n’était pas contre moi, puisque j’avais fait une sauvegarde intégrale à froid la nuit précédente, et qu’il s’agissait de mon disque secondaire. Le disque système – un SSD Intel  au format mSATA – bien plus fiable d’ailleurs, n’ayant aucun souci. Mais sur le disque défaillant j’avais toutefois mes profils de messagerie et de nombreux autres documents importants. Bref, je me suis retrouvé sans messagerie, une fois de plus, pendant quelques jours, le temps de restaurer mes données sur un disque de spare, et de vérifier l’intégrité de l’ensemble. Normalement je n’ai rien perdu.

Après avoir fureté sur les différents forums de discussion orienté SSD, je me suis rendu à l’évidence : le disque SSD que j’avais acheté figure parmi les pires en termes de fiabilité.

La morale de cette histoire est toujours la même : on en a toujours pour son argent, et la prochaine fois, je prendrai un SSD Intel, même si il est 50 euros plus onéreux. Car on ne badine pas avec les données. Par ailleurs, si vous penchez pour du SSD, je vous invite à considérer les points suivants :

  • les disques SSD ont une durée de vie programmée dans le temps. Il faut vérifier régulièrement les paramètres SMART du disque, et plus précisément le E9, qui donne une estimation de fin de vie en pourcentage. Mon SSD Intel primaire (cf. illustration qui suit) a déjà supporté 2.92To d’écritures, 4370 heures de fonctionnement et 1020 cycles d’arrêt-redémarrage, mais est toujours à 100% de capacité de vie. Le disque OCZ mentionnait déjà 2% d’usure au bout de 1 semaine…
  • Il existe plusieurs gammes de disques SSD. Les disques « pro » sont forcément plus chers, mais tolèrent plus de cycles d’écriture avant de tomber en panne, et il me semble désormais clair que le coût à débourser en plus n’est pas disproportionné aux problèmes évités.
  • Installez les outils fournis avec le disque : La quasi-totalité des marques de disques SSD proposent le téléchargement de programmes d’analyse de fiabilité, et ce n’est pas un luxe de les installer et de s’en servir !

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Dernier conseil, faites des sauvegardes, fréquemment, et avec un outil qui fonctionne ! Rien de pire que de ne pas pouvoir restaurer son backup… et ça arrive assez souvent durant la vie d’un informaticien. J’ai l’habitude de faire mes sauvegardes à froid, en démarrant sur un CD spécialisé, ce qui permet non seulement de garantir que la sauvegarde est intégrale (puisque Windows n’est pas en cours d’exécution), mais surtout de s’affranchir des éventuels rootkits et autres bestioles qui auraient pu traîner, et de pouvoir analyser ensuite l’image des disques pour la recherche d’éventuelles traces suspectes. A ce jour je croise les doigts et considère n’avoir rien trouvé d’anormal suite à l’analyse de mes images disque, mais restons prudents…

3 Comments »

Bruno Kerouanton on janvier 21st 2015 in IT

3 Responses to “Mes déboires avec les disques SSD – quelques conseils”

  1. phocean responded on 21 Jan 2015 at 13:57 #

    Il n’y a pas qu’Intel qui fait de bon SSD.
    Par contre, OCZ est clairement le pire constructeur. Je ne sais plus sur quel site hardware, ils avaient des stats de SAV. De mémoire, OCZ était dans les 15% de taux de retour, ce qui est énorme, sachant que tous les autres constructeurs sont en-dessous de 1%.

    Pour ma part, j’ai eu du Samsung et du Crucial, moins chers qu’Intel, utilisés intensivement et avec garanties de 5 ans, et je n’ai jamais eu aucun problème.

    Mais bon c’est sûr ça peut arriver à tout moment : comme vous dites, vive les backups !

  2. lym responded on 26 Jan 2015 at 18:22 #

    Les disques pros sont plus fiables car généralement basés sur de la SLC (sur de la MLC, on ne stocke pas un niveau 0/1 mais on a plusieurs niveaux de charge stockée dans le « transistor », à la base de la flash, possibles avec autant d’états possibles)… et en général le parallélisme interne permet de se passer de cache sans (trop) grever les perfs, au bénéfice de la robustesse en cas de coupure d’alim.

    Car sur ce dernier point, il faudrait n’utiliser des SSD grand public que sur des machines ondulées/laptop avec batterie: Ils ont une certaine tendance à s’emmeler les pointeurs de leur flash translation layer sur perte d’alim et là, on plante leur firmware et ils deviennent illisibles.

    Attention aussi a la rétention des durées hors alim: Proche de 10 ans neufs, ca tombe sous l’année quand on approche du nb de cycle d’effacements maximal de la flash!

    Bref, machines sur batterie et jamais inutilisées longtemps!

  3. st3luccio responded on 03 Fév 2015 at 14:06 #

    C’est un peu la lotterie car perso c’est un SSD Intel qui est mort :/

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