Vers un contrôle total de l’industrie du logiciel

150129J’ai téléchargé et installé Microsoft Visual Studio 2013 Community Edition il y a quelques jours. Cette nouvelle édition des outils de développement de Microsoft est annoncée comme « gratuite », et remplace toutes les précédentes versions « Express » de VB, C++ et C#. Ce qui est plutôt très sympathique, car l’ensemble des outils de la suite professionnelle Visual Studio y sont inclus (« pour créer vos applications sur Windows, Apple IOS et Android » (sic!))

Seulement voilà ! Très rapidement je me suis rendu compte que cette version gratuite mentionnait que je n’avais que 30 jours pour l’évaluation, et qu’à l’issue de cet ultimatum, Visual Studio, même en Community Edition, cesserait de fonctionner.

Publicité mensongère ?

En fait, il semble possible de profiter de la gratuité de l’outil au-delà de la date butoir en allant s’inscrire chez Microsoft et en y attachant son compte à Visual Studio. Et c’est bien ce qui m’inquiète…

En effet, il me semble que la principale raison pour laquelle Microsoft offre désormais ses outils de développement est de leur permettre encore plus de contrôle sur les développeurs et les applications développées. Tout cela découle d’une logique pensée il y a plus de 15 ans, qui continue tranquillement son chemin sans que quiconque semble s’en inquiéter.

Acte I : DRM et autres

Faisons un parallèle avec Apple, qui a une longueur d’avance sur ce concept diabolique.

Acte I : L’emprise d’Apple

Apple a tout d’abord fait en sorte que l’on ne puisse plus télécharger Xcode (l’équivalent de Visual Studio par Apple) sans passer par le Mac App Store, donc en liant le téléchargement et le programme à un AppleID. (Par ailleurs, ils suppriment progressivement des composants tiers tels que X11 à chaque évolution d’OSX, composants qui nécessitent désormais également de passer par son compte AppleID pour le téléchargement).

Mais revenons en arrière pour bien comprendre le concept :

  1. Comme tout possesseur d’appareil Apple le sait , il devient sacrément difficile d’utiliser un Mac, un iPhone ou un iPad sans l’avoir préalablement lié à un compte AppleID. Les systèmes IOS nécessitent la fameuse activation après l’achat, et les Mac réclament désormais des comptes AppleID pour toutes les mises à jour, et autres joyeusetés.
  2. Pour créer un compte AppleID, il faut fournir une adresse email valide, tout comme les comptes Microsoft, Google, ou Facebook. C’est normal mais la nouveauté réside dans le fait qu’il faut également désormais fournir un numéro de téléphone portable.

Acte II : L’emprise de Microsoft

Même constat.

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Bruno Kerouanton on juillet 2nd 2015 in General

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