L’oiseau de feu

Voilà! Le temps de me familiariser avec la dernière mouture de WordPress (pour rappel, j’avais quitté la plateforme il y a environ deux ans), de corriger pas mal de petites subtilités ennuyeuses (du genre le désormais obsolète Certificate Pinning, ou bien encore des CSP inadéquats que j’avais laissé sur mes vieux .htaccess et qui me plantaient bien WordPress et notamment son éditeur, au point qu’il refusait de se lancer, prétextant que Javascript était désactivé sur mon navigateur), et ça y est enfin, je suis de retour!

Après ces corrections mineures mais essentielles, j’ai pu également recopier les deux billets que j’avais rédigés lorsque j’avais migré sous Hugo. Maigre production, mais c’était histoire d’en garder une trace. Et donc, exit Hugo. Car comme je le précisais dans le commentaire de mon billet d’hier, j’ai décidé pour mon blog d’abandonner ledit générateur de site statique et de revenir sur WordPress, pour les raisons que je vais énumérer ci-après :

D’une part, la simplicité. Sur le papier Hugo est séduisant, j’y avais d’ailleurs consacré tout un billet lors de ma précédente migration, mais mon maigre de volume de production est partiellement lié à la lourdeur de la publication. Il est pénible, voire démotivant de devoir saisir son texte sous vim (à ne pas confondre avec vim.fr – experts du désenfumage (un clin d’oeil à Emacs?!)) ou MsCode, que j’avais également adopté en parallèle), le sauvegarder sous Git, puis lancer une moulinette à base de script shell qui monte un sshfs de mon serveur en ligne puis fait un rsync. Il y a bien certes d’autres possibilités proposées par mon hébergeur et que j’ai explorées, mais toutes étaient relativement lourdes. Par exemple le git push vers le serveur distant nécessitait le lancement d’un container pour gérer la partie synchronisation vers le site en ligne. Lourd, trop lourd, pour corriger par exemple une virgule. Sous WordPress, rien de tel, on travaille en direct sur la production (je sais, c’est sale) mais on gagne en efficacité.

Markdown est un format assez pratique, je le conçois, et la mode dans le monde informatique est en effet d’utiliser des dialectes tels que Yaml, Json ou Markdown pour décrire des fichiers de configuration, pages de description et autres documents. C’est bien mieux et plus léger que feu XML avec toute sa lourdeur et son opacité, mais en toute honnêteté rien ne vaut un bon éditeur Wysiwyg pour composer un texte littéraire ou un article de blog. On voit ce que l’on fait, ce qui rajoute du peps lors de la composition.

De même, l’incrustation d’illustrations et autres documents en tous genres reste plus simple grâce au drag-n-drop. Je n’y peux rien, cela me manquait. L’abstraction de vim et de Markdown est sympathique, mais elle ne me semble pas adaptée aux compositions de billets variés au fil de l’eau.

En deux ans, WordPress a fait de beaux progrès en termes d’ergonomie et de fonctionnalités, et je m’essaye à la composition de billets en mode « blocs » désormais disponibles depuis la version 5, avec le nouvel éditeur Gutemberg. Un peu déroutant les deux premières minutes lorsque l’on est habitué au format précédent, mais une fois le concept acquis cela devient bien pratique.

Il me reste cependant bien des choses à découvrir sur mon ancien-nouveau blog. Je compte retravailler le thème qui m’a servi durant toutes ces années pour y effacer la dette technique.

Au sujet des fonctionnalités qui m’ont poussé à rebasculer de Hugo vers WordPress, la gestion des commentaires y est intégrée. Hugo, par essence même, n’en possède pas car il y est question de site statique. Cela manquait fortement, y compris je pense à mes habitués lecteurs. C’est réparé, ou du moins c’est reparti, et je remercie déjà les quelques fidèles qui ont pris le soin de commenter mon précédent billet. Cela m’a remotivé à enrichir mon blog, merci, merci !

Maintenant que le site est de retour, ainsi que son rédacteur, je ne peux que vous encourager à y passer de temps à autre ; je m’efforcerai d’y publier plus régulièrement, comme à l’accoutumée.

Je n’en ai pas encore fini avec mes réponses, relatives au billet précédent. Il faudra dans un prochain billet que je vous explique ce qui m’est arrivé depuis ces années, et où j’en suis. Une traversée du désert qui s’éternise…

Merci pour votre patience, merci pour tout.

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Bruno Kerouanton on août 4th 2020 in General

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